La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a affiché le 18 décembre son soutien à l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui pourrait bénéficier à la filière viticole en difficulté, rare voix dissonante en plein mouvement de contestation agricole. Dans un communiqué, elle exprime « son intérêt et son soutien à la signature d’un accord commercial équilibré entre l’Union européenne et le Mercosur ». Elle juge « indispensable d’ouvrir de nouveaux marchés », voyant dans le Mercosur « une opportunité stratégique majeure » pour un secteur en crise. Le traité prévoit la suppression des droits de douane sur les vins et spiritueux, actuellement compris entre 20 et 27 %. Un allègement jugé crucial pour stimuler les exportations. La FEVS salue « le mécanisme de sauvegarde » adopté la veille par compromis à Bruxelles, qui « constitue une avancée substantielle ». Ce mécanisme vise à rassurer les filières agricoles qui se sentent menacées par cet accord (viande, sucre…). Mais d’autres secteurs, comme les vins et spiritueux ou les produits laitiers, pourraient bénéficier de cet accord. La FEVS voit dans le Mercosur un levier pour compenser la baisse des ventes en France et à l’étranger. Après -12 % en 2023, puis -6,5 % en 2024, les exportations françaises ont encore reculé de 7,5 % sur les quatre premiers mois de 2025.
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