Le Mercosur a adressé le 13 septembre sa contre-proposition répondant aux exigences environnementales mises sur la table par l’Union européenne en vue de finaliser leur accord commercial, a confirmé la Commission européenne. Le lendemain, une réunion des négociateurs des deux blocs s’est tenue en visioconférence. Selon les premiers retours, les pays du Mercosur refusent qu’un système de sanctions soit intégré à l’instrument additionnel sur le respect de l’environnement. Et ils demandent un mécanisme pour rééquilibrer les concessions commerciales lorsque ces dernières sont affectées par la législation environnementale de l’UE. Le règlement pour lutter contre la déforestation importée est particulièrement visé par ce dispositif.
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Des propositions dénoncées notamment par la députée européenne Verte Anna Cavazzini (allemande) ou l’institut Vleben pour qui le protocole additionnel mis sur la table par l’UE était déjà insuffisant. Au contraire, l’industrie européenne des utilisateurs de sucre (CIUS) et les fabricants de biscuits et confiserie (CAOBISCO), espèrent que cette relance des négociations permettra de conclure rapidement l’accord et même « d’augmenter l’accès au marché du sucre brut et du sucre blanc en provenance des pays du Mercosur » en augmentant le contingent tarifaire prévu.
Les négociateurs européens attendaient depuis mars cette réponse à leur protocole additionnel qui avait été ajouté à l’accord politique conclu en 2019 pour y inclure des garanties environnementales répondant aux réserves exprimées par de nombreux pays membres de l’UE. L’objectif de la Commission européenne est de finaliser ces négociations d’ici la fin de l’année.