La Commission européenne a annoncé le 28 janvier l’ouverture d’une enquête contre le géant américain de l’agroalimentaire Mondelēz, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles au sein de l’UE. « Nous ouvrons une enquête formelle afin d’établir si Mondelēz, un producteur de premier plan de ces denrées, a pu restreindre la libre concurrence sur les marchés concernés en mettant en œuvre diverses pratiques entravant les flux commerciaux, entraînant in fine une hausse de prix pour les consommateurs. Le commerce au sein du marché intérieur peut faire baisser les prix et augmenter la variété des produits offerts dans les États membres », a indiqué Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence, citée dans le communiqué. « Nous travaillerons de manière constructive avec la Commission européenne le temps de son enquête », a réagi dans un communiqué une porte-parole du groupe, propriétaire des marques Lu, Oreo, Milka ou Toblerone.
Tout ceci fait suite à une enquête ouverte par la Commission au sujet de pratiques anticoncurrentielles présumées à l’échelle de l’UE. « Les citoyens, les autorités de concurrence des États membres et le Parlement européen se sont régulièrement inquiétés du fait que les prix de produits alimentaires et boissons de consommation courante pouvaient varier considérablement d’un État membre à l’autre, y compris d’un État membre voisin à l’autre. Ils ont également fait valoir que des opérateurs érigeaient des obstacles au commerce depuis des États membres moins chers vers des États membres plus chers (le “commerce parallèle”) », rappelle ainsi la Commission. Et ses soupçons l’ont conduit à mener des inspections inopinées dans les locaux de Mondelez en novembre 2019.
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Aucun délai de clôture de cette enquête ne pas être avancé. « La durée d’une telle enquête est fonction de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, la coopération de l’entreprise avec la Commission et l’exercice des droits de la défense », souligne la Commission.