Dans le but d’approfondir les échanges agricoles entre les deux blocs, la Commission européenne a indiqué à l’occasion du 7e Forum des affaires UE-Afrique, que le plus important était de tisser des partenariats public-privé afin de libérer le potentiel agricole du continent africain. Dans cette voie, la ratification en cours de l’accord de libre-échange continental africain représente un signal fort.
« L’UE et l’Afrique doivent placer les partenariats public-privé au cœur de leur approche afin d’attirer des investissements qui libèrent le potentiel du secteur agroalimentaire et des zones rurales en Afrique », a expliqué le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski lors du 7e Forum des affaires UE-Afrique qui s’est tenu du 14 au 18 novembre. Tout en précisant que « l’Union africaine et l’UE ont déjà commencé à travailler à la mise en place de plateformes agro-industrielles, afin de stimuler l’investissement privé responsable, de promouvoir le jumelage agro-industriel et d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement ».
Avancée majeure
Dans ce sens, l’avancée la plus significative, selon Janusz Wojciechowski, est l’accord de libre-échange continental africain (la Zlecaf est en cours de ratification) : « Il répond à une leçon fondamentale que nous avons apprise en Europe au cours des dernières décennies : la suppression des droits de douane ne suffit pas à garantir l’amélioration des flux commerciaux. » En parallèle, ajoute-t-il, « il est crucial que les partenaires commerciaux harmonisent leurs environnements réglementaires, offrant ainsi aux entreprises européennes une plus grande sécurité juridique pour investir et commercer au-delà des frontières ». De son côté, Simplice Nouala, chef de la division agriculture et sécurité alimentaire au sein de la commission de l’Union africaine, a expliqué dans le cadre d’un webinaire que « depuis 2003, l’UA a entamé un processus d’harmonisation des instruments juridiques et des mécanismes de commerce transfrontalier afin de déployer tout le potentiel de l’agriculture africaine. Et ainsi passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture orientée vers plus de marché ». Il a aussi ajouté que « dans la perspective de la Zlecaf, l’UA travaille à la facilitation du commerce par la réduction des mesures sanitaires et phytosanitaires et par la suppression des barrières douanières ».
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Par ailleurs, Janusz Wojciechowski a également souligné « l’importance de discuter des solutions numériques, de la manière dont l’UA et l’UE peuvent exploiter les satellites, les appareils, les réseaux et les services ». « Ces technologies ont un grand potentiel pour lutter contre les maladies et prévenir les pertes alimentaires, et peuvent favoriser une croissance économique équitable et inclusive dans les zones rurales africaines. Ainsi, elles devraient répondre aux besoins des petits exploitants agricoles, notamment sur la question de l’accès au marché », ajoute-t-il. Avant d’assurer que « tous ces échanges renforceront le programme d’action pour la transformation rurale de l’UA et de l’UE et alimenteront les prochains débats lors du prochain sommet UE-Afrique ».