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UE/Australie : la conclusion des négociations commerciales est reportée

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« Il n’a pas été possible de conclure nos pourparlers avec l’Australie cette semaine. Nous avons fait des progrès, mais il reste du travail à faire pour régler les principales questions en suspens », a regretté la porte-parole de la Commission européenne pour le commerce Miriam Garcia Ferrer, mardi 11 juillet. L’UE espérait en effet clore les négociations commerciales avec l’Australie sur un accord de libre-échange, alors qu’une délégation australienne, dont le ministre du Commerce Don Farrell, était à Bruxelles depuis plusieurs jours. L’Australie semble moins pressée. Don Farrell a indiqué devoir d’abord mener des consultations internes avec d’autres ministres de son gouvernement. Ces consultations devraient être menées au cours du mois d’août.

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« Nos équipes respectives continueront de travailler pour combler les lacunes restantes », assure la Commission européenne. Parmi les principaux points de blocage des discussions figurent les contingents d’importation tarifaires sur les produits agricoles et les indications géographiques (mais aussi l’énergie, les matières premières, les services, les investissements ou le mouvement des personnes). Pour l’instant, la Commission européenne a proposé à l’Australie un contingent d’importation de 24 000 tonnes de viande bovine, de 20 000 t de viande ovine, 8 000 t de poudre de lait écrémé ou encore 5 000 t de beurre, le tout à droits de douane nuls. L’Australie insiste auprès de l’UE pour pouvoir continuer à utiliser le nom de certaines appellations (prosecco, feta, parmesan et pecorino notamment) alors que l’UE a soumis à l’Australie une liste de plus de 400 indications géographiques à protéger. La balle est dans le camp australien, qui pourrait toutefois prendre plusieurs semaines avant de revenir vers l’UE.