Alors que l’UE et l’Australie devaient échanger de nouvelles offres lors de leur douzième cycle de négociations (prévu du 17 au 21 octobre) en vue de conclure un accord de libre-échange, le commissaire à l’Agriculture a assuré le 17 octobre lors de la réunion du Conseil Agriculture à Luxembourg, que l’UE continuera d'« exclure les secteurs les plus sensibles (viandes bovine et ovine, sucre, riz et produits laitiers) d’une libéralisation totale ». Sur cette question, un « traitement spécifique est prévu pour l’année prochaine », a-t-il précisé.
Une stratégie défensive qui a été saluée unanimement par les États membres. Certains (France, Espagne, Croatie, Belgique) ont notamment souligné, lors de leur échange de vues, l’importance de protéger ces secteurs sensibles pour éviter une concurrence déloyale des produits importés (coût de la main-d’œuvre moins chère et conditions de production moins strictes). Toutefois, l’Australie insiste pour que des concessions importantes allant au-delà de celles convenues dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’UE et la Nouvelle-Zélande soient faites pour ces produits sensibles dans le cadre de contingents tarifaires.
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En contrepartie d’éventuelles concessions, l’UE tente d’obtenir de son côté une « libéralisation totale de certains produits agricoles australiens tels que les fromages ainsi qu’une amélioration des aspects sanitaires et phytosanitaires », a indiqué le commissaire. « Malgré de nombreuses questions encore à résoudre, l’objectif est de conclure un accord de libre-échange en 2023 », a-t-il assuré. Même si « la substance doit primer sur la vitesse ». Et de prévenir que « le secteur agroalimentaire de l’UE sera le principal touché par un accord commercial avec l’Australie, c’est la raison pour laquelle nos intérêts offensifs dans ce domaine doivent être pleinement satisfaits ».