Le vice-premier ministre et ministre italien du développement économique et du travail, Luigi Di Maio, leader du mouvement anti-système 5 étoiles, a assuré à son tour, le 13 juillet devant l’assemblée du syndicat agricole Coldiretti, que la majorité parlementaire en Italie rejetterait l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta). Celui-ci « arrivera rapidement au Parlement pour la ratification et cette majorité le rejettera », a-t-il dit, ajoutant : « Si seulement un des fonctionnaires italiens à l’étranger continue à défendre des traités scélérats comme le Ceta, il sera démis de ses fonctions ».
« Nous ne ratifierons pas » cet accord « parce qu’il ne protège qu’une petite partie de nos AOP (appellations d’origine protégée) et de nos IGP (indications géographiques protégées) », avait déjà affirmé le 14 juin le ministre de l’agriculture, Gian Marco Centinaio, membre de la Ligue (extrême-droite) (1).
Interrogé sur ce point à l’issue du Conseil de l’UE du 16 juillet, le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, ne s’est pas montré particulièrement inquiet, relevant que, en Italie, « des voix sont contre l’approbation (du Ceta), d’autres sont positives ».
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Signé en octobre 2016 et approuvé en février 2017 par le Parlement européen, l’accord avec le Canada, dont seules les dispositions commerciales ont été mises en œuvre de façon provisoire, doit être ratifié par les parlements de tous les pays de l’UE. Une procédure qui, à ce stade, a été complétée par les parlements nationaux dans dix États membres : Lettonie, Danemark, Malte, Croatie, Estonie, République tchèque, Espagne, Portugal, Lituanie et Autriche.
(1) Voir n° 3649 du 18/06/18