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UE/Chine : réforme de l’OMC et négociation sur la protection des IG

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Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé le 16 juillet, lors du 20e sommet UE/Chine à Pékin, à « éviter le chaos » d’une guerre commerciale, comme en réponse à un Donald Trump qui a qualifié « d’ennemis » l’Union européenne, la Chine et la Russie (1). « Le multilatéralisme est sous attaque, c’est une attaque sans précédent depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale », a lancé pour sa part le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Les deux parties se sont mis d’accord pour créer un groupe de travail qui réfléchira à une réforme de l’OMC.

Par ailleurs, l’UE et la Chine ont convenu d’accélérer leurs pourparlers sur un accord de coopération en matière de protection des indications géographiques, avec l’objectif d’y parvenir d’ici fin octobre. Un tel accord « permettrait d’approfondir notre relation commerciale tout en renforçant nos liens de confiance mutuelle et témoignerait clairement de notre adhésion commune aux règles internationales, notamment dans le secteur clé de la propriété intellectuelle », a souligné Jean-Claude Juncker.

« L’intervention de l’État reste considérable »

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« L’intervention de l’État dans l’économie reste considérable », confirme le rapport de l’OMC discuté lors d’un examen de la politique commerciale de la Chine, les 11 et 13 juillet à Genève. « Selon une notification présentée en 2015, le régime de commerce d’État touchait, entre autres, les céréales, le sucre, le tabac, le riz, le maïs, le coton, le charbon, le pétrole brut, le pétrole transformé, les engrais, le tungstène, le thé, la soie, l’antimoine et l’argent », précise ce document.

Selon le rapport, la moyenne des droits de douane normaux (NPF) appliqués par la Chine étaient, en décembre 2017, de 9,3 % : 14,6 % pour les produits agricoles et 8,5 % pour les produits non agricoles.

(1) Voir même numéro