L’UE et la Chine ont conclu, le 30 décembre, un accord global de principe sur les investissements visant à rééquilibrer les relations commerciales et économiques entre les deux blocs. Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, cet accord « offrira aux investisseurs européens un accès sans précédent au marché chinois, ce qui permettra à nos entreprises de se développer et de créer des emplois. Il engagera également la Chine à respecter des principes ambitieux en matière de durabilité, de transparence et de non-discrimination. » À l’heure actuelle, les Européens investissent en Chine principalement dans le secteur automobile (28 %) et des matériaux de base (22 %) et dans une moindre mesure dans les services financiers (9 %) et l’agriculture et l’alimentation (8 %).
Dans les grandes lignes, Pékin a pris des engagements ambitieux notamment pour améliorer l’accès à son marché grâce à l’ouverture de nouveaux secteurs tels que les services en nuage (cloud), les services financiers, les soins de santé privés ou encore les services environnementaux, mais aussi pour garantir une concurrence plus équitable via un respect des normes sociales et environnementales. Sur le climat, l’Empire du Milieu a pris l’engagement de mettre en œuvre l’accord de Paris. L’accord UE/Chine prévoit également une procédure de règlement des différends transparente via l’instauration d’un groupe d’expert dédié et avec la participation de la société civile.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le texte doit maintenant être finalisé dans un délai de deux ans par les deux parties puis faire l’objet d’un examen juridique et être traduit des deux côtés. À Bruxelles, il sera ensuite soumis à l’approbation du Conseil et du Parlement européen.