Les ministres du commerce de l’UE devaient se prononcer, lors d’une réunion informelle les 21 et 22 février à Bucarest, sur l’octroi à la Commission européenne des mandats qu’elle demande pour ouvrir des négociations avec les États-Unis sur l’élimination des droits de douane sur les produits industriels et l’évaluation de la conformité (1). Et ce alors que pèse la menace d’une surtaxe américaine sur les importations de voitures. Si certains États membres comme l’Allemagne sont favorables à ces pourparlers avec Washington, la France est plus réservée. Elle veut s’assurer que l’agriculture ne fera pas partie de ces discussions, ce qu’exclut effectivement la Commission alors que les États-Unis souhaitent négocier aussi sur ce secteur (2).
Lignes rouges parlementaires
Alors que son rapporteur et président, le social-démocrate allemand Bernd Lange, n’y était pas favorable, la commission du commerce international du Parlement européen a soutenu le 19 février, par 21 voix contre 17 et une abstention, l’ouverture de négociations commerciales limitées avec les États-Unis sur les droits de douane pour les produits industriels et l’évaluation de la conformité.
Les eurodéputés ont toutefois fixé des conditions pour la conclusion d’un tel accord : fin des menaces sur les voitures ainsi que des taxes sur l’acier et l’aluminium auxquelles sont soumis les Européens depuis juin 2018, pas d’agriculture.
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Dans le cas des voitures, Bruxelles a préparé une liste de biens américains, à hauteur de 20 milliards €, susceptibles d’être taxés si les États-Unis déclenchaient les hostilités.
« Trump m’a donné sa parole qu’il n’y aurait pas, pour l’instant, de taxes douanières sur les voitures. Je juge ces propos fiables », a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans une interview accordée au Stuttgarter Zeitung.
(1) Voir n° 3677 du 28/01/19
(2) Voir n° 3676 21/01/19