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UE/Inde : Bruxelles souhaite accélérer les négociations commerciales

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Les commissaires européens Maros Sefcovic (Commerce international) et Christophe Hansen (Agriculture) ont rencontré le ministre indien au Commerce Piyush Goyal, le 2 juin en marge de la réunion ministérielle de l’OCDE. L’objectif : poursuivre les efforts afin de diversifier les débouchés commerciaux et ouvrir de nouveaux marchés dans un contexte international incertain. L’Inde est une priorité pour la Commission européenne. Pour preuve, une des premières visites diplomatiques du collège des commissaires (après l’Ukraine) s’est déroulée en Inde, les 27 et 28 février. « Les travaux se poursuivront à un rythme soutenu, en phase avec la dynamique politique visant à conclure un accord commercialement significatif », a fait savoir l’exécutif européen à l’issue de la rencontre. Et d’ajouter que les commissaires et le ministre ont eu « un échange constructif sur le commerce des produits agroalimentaires ».

Lire aussi : UE/Inde : Bruxelles veut relancer des pourparlers commerciaux à l’arrêt

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L’agroalimentaire est, dans ces pourparlers, un sujet avec des intérêts à la fois défensifs (sucre) et offensifs (vins et spiritueux) forts pour l’UE. L’Inde, pourtant réputée pour être un partenaire commercial complexe (en témoignent les nombreuses années de négociations infructueuses avec l’UE jusqu’à présent), a récemment conclu plusieurs accords commerciaux, notamment avec l’Australie et les Émirats arabes unis. Dernier en date : celui avec le Royaume-Uni annoncé le 6 mai. Le texte de l’accord de principe prévoit ainsi plusieurs réductions de droits de douane, notamment sur le whisky et le gin de (de 150 % à 75 % puis à 40 % après dix ans), tandis que la filière sucre, elle, en est exclue. Par ailleurs, les importations indiennes devront toujours respecter les normes britanniques en matière de sécurité alimentaire et de biosécurité. Enfin, un mécanisme de « sauvegarde bilatérale » est prévu afin d’augmenter temporairement les droits de douane ou de suspendre les concessions tarifaires en cas de forte hausse des importations « engendrant ou menaçant d’engendrer un préjudice grave à l’industrie nationale ».