Alors que l’UE et l’Inde ont décidé en mai 2021 de relancer leurs négociations commerciales (après huit ans de pause), les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont adopté le 1er mars à une large majorité (40 pour, 6 contre et 1 abstention) leur projet d’avis sur « la future coopération UE-Inde en matière de commerce et d’investissement ». Dans leur document, ils appellent la Commission européenne « à veiller à ce que l’accord commercial garantisse un meilleur accès au marché avec une réduction significative des obstacles au commerce, en tenant compte des produits sensibles de l’UE, et à introduire des mesures miroirs contraignantes qui garantiraient que les produits importés de l’Inde sont conformes aux normes de l’UE ». D’autre part, ils soulignent que « conformément à la stratégie De la ferme à la table, tout futur accord commercial entre l’Inde et l’UE devrait inclure un cadre spécifique sur les systèmes et produits agroalimentaires durables ». Ils invitent également la Commission européenne à négocier une réduction ou une suppression des droits de douane existants pour les produits agricoles de l’UE (Vin, agrumes, huile d’olive, produits laitiers et autres fruits et légumes).
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Par ailleurs, les eurodéputés soutiennent la proposition de l’exécutif européen de négocier un accord distinct sur la protection des indications géographiques avant de conclure un accord commercial bilatéral. Ils demandent également à Bruxelles de veiller à ce que le texte de l’accord protège le marché unique de l’UE en empêchant à la fois « l’importation d’OGM non autorisés dans les denrées alimentaires, les aliments pour animaux et les semences, l’importation de produits agricoles et de denrées alimentaires présentant des niveaux de résidus de pesticides supérieurs à ceux autorisés par la législation européenne tout comme ceux produits à l’aide de préparations hormonales interdites dans l’UE ou encore l’introduction de souches de microbes résistante aux antimicrobiens ».
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Suite à son adoption, cet avis va être transmis à la commission du Commerce international qui est compétente au fond. Une proposition de résolution sera ensuite votée lors d’une séance plénière.