Sous pression de certains États membres, comme l’Espagne, l’Irlande ou la Belgique, la question des relations de l’UE avec Israël a été abordée par les ministres Affaires étrangères lors de leur réunion du 21 avril. En réponse à l’appel du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le 19 avril, invitant l’UE à « rompre » l’accord d’association avec Israël, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a confirmé le refus de son pays de suspendre ce texte. « Nous considérons cela comme inapproprié », a-t-il ainsi affirmé en amont de la réunion du Conseil Affaires étrangères à Luxembourg où le sujet figurait à l’ordre du jour. Un sentiment partagé par l’Italie. « Je ne crois pas que le blocage d’un accord commercial soit un outil utile, car cela revient à frapper l’ensemble de la population israélienne », a déclaré, de son côté, le chef de la diplomatie transalpine, Antonio Tajani. L’unanimité des Vingt-sept étant requise pour parvenir à cette suspension, les positions allemande et italienne empêchent donc l’interruption effective du texte en vigueur depuis 2000.
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Toutefois, la Commission européenne a proposé, en septembre 2025, de suspendre uniquement le volet commercial de cet accord, une possibilité qui peut être décidée à la majorité qualifiée (55 % États membres représentant 65 % de la population de l’UE) sans toutefois parvenir, pour l’heure, à la trouver. « Nous n’avons pas constaté de changement de position aujourd’hui, mais ces discussions se poursuivront », a confirmé la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, à l’issue de la réunion du Conseil Affaires étrangères. Au niveau agroalimentaire, Israël se place à la 16e place des destinations de l’UE en 2024 (1,2 % des échanges globaux) et à la 38e place des sources d’approvisionnement. L’UE importe principalement des fruits et des noix (à 51 %) en provenance de ce pays.