L’accord de libre-échange avec le Japon, « le plus fructueux » jamais conclu pour le commerce agroalimentaire de l’Union, selon Phil Hogan, a été approuvé par le Parlement européen. Il pourra entrer en vigueur début février prochain, le feu vert des Vingt-sept étant attendu le 21 décembre.
Le Parlement européen a approuvé le 12 décembre, par 474 voix contre 152 et 40 abstentions, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Japon qui avait été signé le 17 juillet dernier après cinq ans de négociations (1). C’est « le plus fructueux jamais conclu pour le commerce agroalimentaire de l’Union », a commenté Phil Hogan, le commissaire européen à l’agriculture.
Déjà ratifié, le 8 décembre, par le parlement japonais, cet accord dit "de partenariat économique" devrait recevoir le feu vert du Conseil des Vingt-huit le 21 décembre, ce qui permettra sa mise en vigueur le 1er février 2019.
Les eurodéputés ont également approuvé, par 535 voix contre 84 et 45 abstentions, un accord de partenariat stratégique avec le Japon qui étend la coopération à des domaines comme l’énergie, l’éducation, la recherche et développement, le développement, la lutte contre le changement climatique et le terrorisme. Tous les États membres de l’UE devront le ratifier pour qu’il entre en vigueur.
« Un marché d’exportation très précieux »
De même que le Comité européen des entreprises Vins (CEEV), les organisations et coopératives agricoles (Copa-Cogeca), le commerce (Celcaa) et l’industrie agroalimentaire (FoodDrinkEurope) de l’UE ont salué l’approbation par le Parlement européen de cet accord commercial « historique » avec le Japon qui devrait bénéficier notamment aux secteurs du vin, des spiritueux et des produits laitiers.
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La résolution adoptée le 12 décembre par les eurodéputés souligne que le Japon est « un marché d’exportation très précieux » pour l’agriculture et l’agroalimentaire de l’Union, que l’accord « ouvre de belles perspectives d’exportation aux produits agroalimentaires de l’Union, dont le vin, le bœuf, le porc et le fromage », et qu’il « reconnaît 205 indications géographiques protégées européennes, avec la possibilité d’en ajouter d’autres par la suite ».
« L’accord promeut les meilleures pratiques en matière d’innocuité et de qualité des denrées alimentaires et des produits vendus aux consommateurs », notent également les eurodéputés, ajoutant qu’« aucune disposition de l’accord n’empêche l’application du principe de précaution dans l’Union ».
En 2017, le Japon était le 5e marché d’exportation agroalimentaire de l’UE, pour un montant de quelque 6,4 milliards €.
(1) Voir n° 3654 du 23/07/18