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UE/Mercosur : les discussions techniques se poursuivent à Brasília

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Un mois après le précédent cycle de pourparlers (5 et 6 septembre), les négociateurs en chef de l’UE et du Mercosur se sont retrouvés à Brasília (Brésil) du 7 au 9 octobre pour une nouvelle session de discussions. « La Commission croit fermement qu’un accord entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur est d’une importance capitale, tant sur le plan politique qu’économique », a indiqué à Agra Presse Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce international et de l’agriculture. Et d’ajouter : « L’objectif de l’UE reste de s’assurer que l’accord réponde aux objectifs de durabilité de l’UE, tout en respectant les sensibilités de l’UE dans le secteur agricole. » Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président brésilien Lula da Silva poussent pour une conclusion rapide de l’accord, potentiellement lors de la réunion du G20 à Rio de Janeiro les 18 et 19 novembre. La France reste le principal État membre faisant obstacle à la conclusion de l’accord « en l’état », comme l’a rappelé son ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, le 6 octobre.

Lire aussi : UE/Mercosur : aucun accord pour le moment, assure Bruxelles

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Le message envoyé par Bruxelles n’est pas de nature à rassurer les associations professionnelles agricoles. La coalition d’associations de filières (sucre, volailles, œuf et maïs) constituée autour des organisations et coopératives agricoles de l’UE rappelle, dans un communiqué conjoint du 10 octobre, son opposition à l’accord. Et d’ajouter : « Même avec un instrument de durabilité supplémentaire, dont les détails restent vagues, il est clair que les pays du Mercosur ne sont pas en mesure d’adopter des normes similaires imposées aux agriculteurs européens », indique la coalition. L’interprofession française du bétail et des viandes (Interbev), elle, dans un message posté sur le réseau social X le 7 octobre, met l’accent sur l’absence de « mesures de réciprocité » destinées à sauvegarder « la compétitivité et la durabilité des filières agricoles européennes ». Les prochaines semaines seront décisives.