Le secrétaire général des organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), Pekka Pesonen, a de nouveau appelé les négociateurs de la Commission européenne à « ne pas sacrifier (le secteur) en échange d’avantages dans d’autres domaines » lors de la session de pourparlers commerciaux avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) qui se tenait du 10 au 14 septembre à Montevideo (Uruguay) (1). Aucun accès additionnel au marché communautaire ne doit être consenti pour les produits sensibles, souligne-t-il, « d’énormes concessions ayant été déjà mises sur la table (par les Européens) dans des secteurs tels que le bœuf, la volaille, le sucre, l’éthanol, le riz et le jus d’orange sans avoir encore beaucoup obtenu en retour pour l'agriculture ».
Pour les produits sensibles, les contingents d’importation doivent être assortis de droits de douane suffisants pour « protéger notre marché contre les dévaluations monétaires extrêmes, qui se produisent fréquemment dans les pays du Mercosur », estime le secrétaire général du Copa-Cogeca. Tout accord doit aussi prévoir des « outils pour gérer les importations » de ces produits afin d’éviter des perturbations du marché, ajoute-t-il, mettant notamment en évidence la fragilité du secteur de la viande bovine.
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La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, devait effectuer le déplacement en Amérique du Sud pour participer le 14 septembre, à Mar del Plata (Argentine), à une réunion des ministres du commerce du G20.
(1) Voir n° "658 du 10/09/18