Suite à une rencontre le 15 décembre entre le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, et le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, les deux parties ont convenu de trouver une solution conjointe sur le protocole nord irlandais d’ici le mois de février. Après huit mois de pause, l’UE et le Royaume-Uni tentent de relancer les discussions qui bloquent notamment sur les procédures douanières et les contrôles sanitaires mis en place entre le Royaume-Uni et l’Irlande du Nord. Malgré ces obstacles au commerce, Londres veut laisser une chance aux négociations d’aboutir. À cette fin, le Premier ministre Rishi Sunak a décidé le 11 décembre de ne pas soumettre le projet de loi controversé visant à amender unilatéralement le protocole nord-irlandais au vote de la Chambre des Lords (chambre haute du Parlement britannique). Toutefois, en cas d’échec, le Royaume-Uni a indiqué qu’il pourrait rompre les pourparlers en soumettant de nouveau le texte incriminé par Bruxelles.
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Concernant le report en 2023 des contrôles douaniers post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni (il s’agit du quatrième depuis la fin de la période de transition du Brexit le 31 décembre 2020), « de nombreux opérateurs européens s’inquiètent de l’impact que cela aura sur le commerce », a indiqué le 8 décembre lors d’une réunion des eurodéputés de la commission de l’Agriculture, Nelli Hajdu, secrétaire générale du Comité de liaison européen du commerce agricole et agroalimentaire (CELCAA). Tout en ajoutant que « de nombreux doutes subsistent concernant l’infrastructure des contrôles sanitaires et phytosanitaires, le Royaume-Uni n’ayant publié aucun détail ». À cette fin, elle appelle à « identifier rapidement les goulets d’étranglement ». Sur ce point, Paul Kelly, directeur de Food Drink Ireland, a assuré que « pour réduire les charges administratives pour les entreprises exportatrices, il est nécessaire de dématérialiser les certificats sanitaires d’exportation ».