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UE/Ukraine : les associations ukrainiennes craignent une absence d’accord

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La communauté agraire ukrainienne (UNAF), coalition d’associations agricoles, ne s’oppose pas à la proposition de la Commission européenne visant à une libéralisation accrue des échanges dans le cadre de l’accord d’association, « à condition qu’il y ait suffisamment de temps pour négocier le futur cadre commercial ». Dans un papier de position publié le 3 avril, les associations pointent le risque économique pour l’Ukraine d’un retour des contingents tarifaires et des droits d’importation pour les produits agroalimentaires ukrainiens, si aucun accord n’est conclu. « Le secteur agricole ukrainien dépend de manière critique du marché européen », indique le document. Dans ces conditions, la coalition d’associations agricoles ukrainiennes estime qu’une éventuelle prorogation des mesures commerciales autonomes serait un moindre mal pour garantir la stabilité du secteur agricole et soutenir l’économie ukrainienne actuelle. Elle considère que cela permettrait d’accorder le temps nécessaire à la finalisation des négociations.

Lire aussi : Importations ukrainiennes : Christophe Hansen promet un accord à la baisse

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Mais la prolongation des mesures commerciales autonomes, dont la mise en œuvre a donné lieu à des controverses dans le secteur agricole de l’UE, ne semble pas être l’option privilégiée par Bruxelles. Invité à échanger avec la commission parlementaire de l’Agriculture (Comagri) le 8 avril, Christophe Hansen, le commissaire à l’Agriculture, a confirmé que la libéralisation temporaire des mesures commerciales autonomes allait prendre fin. « Le Conseil de l’UE ne veut pas les prolonger », a-t-il rappelé. Et d’ajouter : « Nous devons tirer les leçons des dernières années ». Selon lui, au-delà des volumes, un débat va devoir être mené sur la question des normes de production. « Soit on revient à l’ancien régime soit on trouve une solution plus pérenne », a-t-il conclu. À moins de deux mois de la fin des mesures commerciales autonomes, Bruxelles est encore en train de finaliser les travaux sur la proposition qu’elle devrait « bientôt » présenter à l’Ukraine.