La Russie s'en prend à la décision prise le 14 avril par l'UE d'ouvrir son marché aux exportations ukrainiennes jusqu'au 1er novembre prochain en attendant la signature et l'entrée en vigueur, d'ici là, de l'accord de libre-échange avec Kiev (1). Lors de la réunion du Comité de l'accès aux marchés de l'OMC, le 15 mai à Genève, la Russie a affirmé que ces préférences tarifaires constituent, en l'absence d'accord commercial bilatéral, une atteinte au principe de la nation la plus favorisée de l'organisation mondiale et une discrimination à l'encontre des autres membres de l'OMC, dont elle-même. L'Argentine et le Venezuela ont partagé les préoccupations de Moscou, le Nicaragua, l'Équateur et Cuba faisant part quant à eux de leur volonté de suivre le dossier de près.
Les concessions temporaires octroyées par l'UE pour soutenir Kiev couvrent 82,3 % des produits agricoles fournis par l'Ukraine (83,4 % pour les produits transformés), le reste – les produits sen-sibles (viandes, produits laitiers, œufs, céréales, sucre, champignons, tomates transformées, jus de raison) – étant soumis à des quotas tarifaires d'importation.
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(1) Voir n° 3444 du 21/04/14 et n° 3442 du 07/04/14