« Sur la base d’une analyse de l’évolution des prix du poulet et de la dinde en grandes surfaces, il ressort qu’éleveurs et consommateurs sont une nouvelle fois les dindons de la farce jouée par les intermédiaires qui leur confisquent la baisse continue observée sur les cinq derniers mois sur le prix agricole de la volaille ». Tel est le constat sans appel dressé par l’organisation de défense des consommateurs, à la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture. Suite à la baisse du prix des céréales, le prix auquel les éleveurs vendent leurs volailles aux industriels a logiquement diminué de 2,5 %. Mais en rayon, quasiment aucune baisse n’a été consentie aux consommateurs, déplore UFC-Que Choisir. Ce serait dans les produits de marques nationales et de marques distributeurs que l’on observe le plus ce retard à répercuter les baisses. Au rayon poulet, l’escalope « Le Gaulois » a gagné 4,5 % et le filet de poulet jaune des « Magasins U » (240 g) près de 8 %. Pour la dinde, l’escalope « Maître Coq » (240 g) a pris 6,2%, mais c’est l’escalope « Volaé » d’Intermarché (240 g) qui s’est littéralement envolée avec 13,2 % d’augmentation. C’est uniquement pour les produits 1er prix que les industriels et les distributeurs répercutent assez fidèlement aux consommateurs l’évolution des prix agricoles, regrette l’organisation. Ainsi pour le filet de dinde premier prix, l’augmentation globale s’est limitée à 2,5 %, quant au poulet, il a même consenti une baisse de 1,3 %. Ces nouvelles hausses ne font que s‘ajouter aux précédentes qui, mises bout à bout, portent à 26 % l’augmentation du prix de la volaille sur les cinq dernières années, alors que sur la même période l’inflation pour l’ensemble des produits alimentaires était de 10,8 %.
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