Depuis le lancement le 1er août de « couloirs sécurisés » en mer Noire instaurés dans le cadre d’un accord conclu entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide des Nations unies et en coordination avec la Turquie, « plus de 1,3 Mt de céréales et de denrées alimentaires ukrainiennes ont été exportées », a indiqué le 27 août Amir Abdulla, coordinateur des Nations unies pour l’initiative en faveur des céréales de la mer Noire. Cette opération qui vise à sortir, dans le contexte de la guerre en Ukraine, les 20 Mt de céréales (environ 6,6 Mt de blé, 13,6 Mt de maïs et 400 000 t d’orge) bloquées dans les ports ukrainiens, a notamment permis, ajoute-t-il, « de créer de l’espace dans les silos ukrainiens remplis de millions de tonnes de produits provenant des récoltes précédentes ». Toutefois « les efforts doivent s’intensifier pour faire face à la nouvelle récolte », prévient-il. Sur ce point, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait promis d’accélérer le processus d’ici l’hiver prochain pour répondre aux besoins urgents de nombreux pays d’Afrique.
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Alors que les trois ports ukrainiens (Odessa, Pivdenny et Tchornomorsk) impliqués dans l’opération disposent d’une capacité pour exporter 3,5 Mt par mois, le gouvernement ukrainien estime que 3 Mt de céréales en septembre et 4 Mt de plus en octobre devraient être exportées. Les pays tiers les plus dépendants des importations de blé ukrainien et russe sont la Somalie (100 %), le Bénin (100 %), le Laos (94 %), l’Égypte (82 %), le Soudan (75 %), la République démocratique du Congo (69 %), le Sénégal (66 %) et la Tanzanie (64 %).
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Par ailleurs, selon le coordinateur onusien, l’autre aspect important de cette initiative est « d’exporter des engrais, notamment de l’ammoniac afin que les agriculteurs du monde entier puissent poursuivre la production alimentaire pour l’année prochaine à un coût abordable et ainsi assurer la sécurité alimentaire mondiale ».