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Umiami lève 26,5 M€ pour sa viande végétale

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La start-up a mis au point un procédé original de texturation des protéines végétales afin d’obtenir un produit imitant le filet de poulet. Une usine doit ouvrir en 2023 en France, qui produira 15 000 tonnes de produits destinés aux industriels et à la restauration.

Umiami, une start-up de la viande végétale, vient de réaliser la plus importante levée de fonds de série A de son secteur à l’échelle européenne, pour un montant de 26,5 millions d’euros. Annoncée le 6 avril, l’opération a été menée par Astanor Ventures, suivi de Redalpine et French Partners, et soutenue par ses investisseurs historiques Verso Capital, Newfund et le fonds French Tech Seed géré pour le compte de l’Etat par Bpifrance dans le cadre de France 2030. Ce montant sera complété par un emprunt bancaire.

Umiami affirme avoir mis au point un produit végétal « à la texture véritablement comparable aux fibres d’origine animale, avec une grande qualité nutritionnelle, une liste courte d’ingrédients et très peu de transformation. » Ce procédé de texturation des protéines permet d’obtenir « une texture fibreuse et de maîtriser la taille, la direction et l’épaisseur des fibres obtenues. » Deux ans de recherche et développement ont été nécessaires pour mettre au point ce que la société considère être le « premier filet de volaille entier 100 % à base de protéines végétales ». Le procédé mis en place est particulièrement économe en nécessitant 25 % d’énergie en moins, 50 % moins d’eau et de surface arable, et émettant deux fois moins de gaz à effet de serre, par rapport à la production à l’élevage de volailles.

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Produits destinés au B to B

Les fonds vont servir à financer les projets de la société pilotée par Tristan Maurel (ingénieur Centrale Paris-Essec) et Martin Habfast (HEC-TUM) : ouverture d’un centre de R & D industriel en Ile-de-France, industrialisation du procédé, élargissement du portefeuille de produits, lancement d’une usine (prévue pour être opérationnelle en 2023) et recrutement de près de 200 salariés. Ce nouvel outil industriel permettra de produire 15 000 tonnes de « filets végétaux » par an, destinés à l’industrie agroalimentaire et la restauration, en France et à l’international. « D’ici 2025, nous allons recruter une quarantaine d’experts scientifiques pour développer nos innovations et nos équipements industriels, mais également diversifier nos sources d’ingrédients en ouvrant des programmes de recherche sur les sources de protéines alternatives émergentes comme les protéines d’algues ou de mycélium », détaille Sylvie Breton, directrice R & D.

« D’ici 2025, nous allons recruter une quarantaine d’experts scientifiques pour développer nos innovations et nos équipements industriels »