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Sucre Un accord de transition pour la filière betterave

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Non sans mal semble-t-il, la filière betteravière vient de signer l’accord interprofessionnel régissant les relations entre les planteurs et les acheteurs de betteraves pour la prochaine récolte. Il s’agit surtout d’un accord de transition qui ne marque pas les avancées espérées. Rendez-vous en 2007 pour un accord plus ambitieux.

«Après de longues et difficiles négociations du fait du nouveau contexte économique créé par la réforme du Règlement Sucre, explique la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves) un accord interprofessionnel a été conclu pour la récolte 2006 »

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Le décolletage en question

Ce texte, poursuit la CGB, « ne comprend, contrairement aux précédents, aucune clause pluriannuelle, en particulier sur la qualité des livraisons. » Les betteraviers souhaitaient que soit mis fin à l’opération manuelle de décolletage des betteraves, celle-ci pouvant être remplacée, soit par une automatisation du processus, soit par un « forfait collet » à négocier. L’idée est, pour le planteur, d’éviter d’avoir un aléa supplémentaire sur l’évaluation de sa récolte. En contrepartie, la CGB était prête à préconiser des normes plus sévères quant à la qualité des livraisons, sur la tare terre par exemple. Les positions des planteurs et des acheteurs n’ayant pu se rejoindre, un accord « à minima » pour la prochaine récolte a donc été signé. Dominique Ducroquet, le président de la CGB, ne cache pas sa relative déception : « Je reste persuadé, affirme-t-il, que la filière tout entière tirerait bénéfice d’un accord qui prépare mieux l’avenir, et je mise sur un sursaut de nos partenaires industriels pour y parvenir en 2007».