Les ministres de l’Agriculture se retrouveront du 22 au 24 novembre à Bruxelles avec un objectif : parvenir à un accord sur la réforme du régime sucre. Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’Agriculture, réclame cet accord, un préalable selon elle à une réussite des négociations OMC d’Hong Kong en décembre.
Les négociations techniques des experts de l’Union européenne semblent suffisamment avancées pour permettre un accord politique des ministres de l’Agriculture des Vingt-cinq, lors du Conseil qui aura lieu à Bruxelles du 22 au 24 novembre. Certains pays, y compris les plus grands producteurs de sucre comme la France, demandent encore à la Commission européenne de maintenir le mécanisme d’intervention sur le marché, tout au moins durant une période de transition.
Par ailleurs, plusieurs Etats membres souhaitent l’ajout, à la réforme proposée par Mariann Fischer Boel, d’un mécanisme permettant la maîtrise des importations de sucre en provenance des pays tiers pour faire face à toute flambée des arrivages. La proposition émise par la France d’une fermeture pure et simple des frontières au-delà d’un certain volume de sucre semble écartée par la Commission. Cette dernière estime qu’il sera toujours temps d’adopter les mesures nécessaires en urgence.
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Malgré tout, il reste plusieurs points à débattre et la présidence britannique se donne deux jours, le 23 et 24 novembre, pour décrocher un accord. Elle devrait dès l’arrivée des ministres, le 22 novembre, proposer un premier compromis. Le temps de son examen, les ministres de l’Agriculture traiteront d’autres sujets comme la pêche ou des sujets de santé et de protection des consommateurs.