La cour d’appel de Nancy a jugé recevable, le 21 mars, la demande d’indemnisation d’un céréalier de Rambervilliers, dans les Vosges, exposé de manière chronique pendant vingt ans aux produits phytosanitaires et atteint depuis 2002 d’une syndrome myéloprolifératif. Une première judiciaire, selon son avocat François Lafforgue.
La cour d’appel de Nancy a confirmé, le 21 mars, la décision du 23 avril 2012 de la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction (CIVI) siégeant au tribunal de grande instance d’Epinal. Le fonds de garantie devra indemniser Dominique Marchal, un céréalier vosgien de 54 ans, exposé pendant 20 ans à plusieurs produits phytosanitaires (1), et atteint depuis 2002 d’un syndrome myéloprolifératif – reconnu maladie professionnelle le 18 décembre 2006 par le Tribunal des affaires de sécurité sociale d’Epinal. Ce fonds de garantie, représentatif de la solidarité nationale, et qui a pour vocation d’indemniser les victimes, aura par la suite la possibilité de se retourner contre les fabricants des produits toxiques dans le cadre d’une action récursoire. Car la procédure choisie par le conseil de Dominique Marchal, François Lafforgue, permet à la fois la reconnaissance de l’infraction et une indemnisation facilitée des victimes d’infraction au-delà notamment des lenteurs des procédures pénales, mais elle ne donne pas lieu à la condamnation des auteurs. Aucun fabricant de produits phytosanitaires n’a été en effet reconnu coupable ce 21 mars, même si des responsables ont pu cependant apparaître à l’occasion des échanges. Pour que ces derniers soient jugés, il faudrait une action pénale. Une voie dans laquelle ne devrait pas s’engager le céréalier, faute de répondre aux délais de prescription.
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