Un ancêtre commun au blé, au maïs, au sorgho et au riz permettra de localiser les gènes qui gouvernent le rendement du blé, a indiqué Jérôme Salse, de l’Inra de Clermont-Ferrand, lors d’une rencontre avec la presse le 12 mars.
Les chercheurs de l’Inra ont modélisé l’évolution des génomes (le génome est l’ensemble de l’information héréditaire d’un organisme) de quatre céréales, le blé, le maïs, le sorgho et le riz, à partir d’un ancêtre commun à 5 chromosomes, a révélé Jérôme Salse. La modélisation de l’évolution des génomes de ces céréales « définit précisément les régions chromosomiques du blé, du maïs, du sorgho et du riz, portant des gènes communs », a-t-il précisé. Grâce à ce résultat, les informations obtenues sur la fonction d’un gène chez une de ces espèces devraient faciliter l’interprétation de sa fonction dans les autres espèces, notamment le blé et les facteurs qui déterminent son rendement. Autrement dit, les connaissances accumulées chez une espèce profiteront aux autres, puisque les quatre portent des gènes ayant une origine commune.
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Jérôme Salse travaille justement sur les trois facteurs qui déterminent le rendement (le nombre de grains par épis, la taille de chaque grain et la composition des tallages), dans le cadre d’un programme de l’Agence nationale de la recherche, sur trois ans.