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Recherche Un appel d’offres du gouvernement sur les « biocarburants avancés »

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Le gouvernement a annoncé le 7 mars le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt sur les « biocarburants avancés », c’est-à-dire ne mettant pas en concurrence la sécurité énergétique et la sécurité alimentaire. Ce programme, qui porte sur la recherche, est confié à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Le ministère de l’Ecologie, celui de l’Economie et le Commissariat général à l’investissement ont annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt sur les « biocarburants avancés », axé sur la recherche, dans le cadre du programme « Investissements d’avenir », nouveau terme désignant le Grand emprunt.
L’idée sous-jacente, évoquée dans le communiqué de presse des trois autorités, est de pouvoir produire massivement des biocarburants pour faire face à la volatilité des prix de l’énergie, sans pour autant ponctionner des ressources alimentaires supplémentaires. Ce principe est souligné : ces biocarburants avancés « devront, pour épargner les cultures vivrières, pouvoir être produits à partir de ressources plus diversifiées ». Cela « afin de ne pas mettre en concurrence la sécurité énergétique avec la sécurité alimentaire ».
En outre, « seuls les biocarburants pouvant justifier d’une réduction élevée d’émission de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles pourront être comptabilisés ».

Priorité au bois, à la paille et aux micro-algues
Priorité donc à des sources de biomasse comme le bois, la paille et les micro-algues. Parmi les pistes de recherche, les biocarburants avancés, issus entre autres de la biomasse lignocellulosique (bois, paille…), des algues et de manière plus générale du vivant, apparaissent prometteurs.
Par exemple, les micro-algues permettent d’envisager des rendements à l’hectare largement supérieurs à ceux des espèces oléagineuses, les pailles de blés ou autres déchets végétaux peuvent être transformés en alcool ou en gaz, certaines bactéries permettraient de transformer de manière efficace les déchets de bois en sucres pour la production d’éthanol, citent les trois autorités.
Ces dernières détaillent les principales pistes de ce programme : la mise au point d’alcool supérieur à plus forte valeur énergétique fabriqué à partir de substrats non alimentaires, comme la paille et des résidus agricoles et forestiers ; la conception de biocarburants adaptés aux carburéacteurs du transport aérien ; et l’utilisation de micro-organismes pour transformer la matière organique.
Cet appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux laboratoires de recherche, fournisseurs d’énergie, constructeurs automobiles. Un de ses objectifs est de « démontrer la faisabilité de nouveaux procédés de production ».
Date limite de dépôt des dossiers : 22 juillet 2011.

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