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Institution/Santé Un avis scientifique pour une limitation de la consommation d'huile de palme

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Dans un avis scientifique, le Conseil supérieur de la santé de Belgique recommande de limiter la consommation d'aliments contenant de l'huile de palme à plus ou moins 8 % des apports énergétiques journaliers. Selon lui, la consommation excessive d'huile de palme – aujourd'hui très présente dans plusieurs aliments industriels et cachée sous le nom « d'huile végétale » – présente des risques pour la santé. Certains acides gras saturés qu'elle contient peuvent provoquer notamment des accidents cardio-vasculaires. Interpellée à propos de ces recommandations, l'industrie du chocolat – souvent montrée du doigt à ce propos – ne compte pas modifier la composition de ses produits tant que la législation européenne ne l'impose pas. Agra Alimentation a rencontré à ce propos Olivier Charrier, p.-d.g. de Ferrero Belgique.

Dans son rapport, le Conseil supérieur de la santé belge (CSS) précise tout d'abord que l’huile de palme contient plus de 40% de ces acides gras saturés « athérogènes » (AGS-ath) nocifs et que des apports importants en AGS-ath « augmentent le risque cardiovasculaire ». En conséquence le CSS recommande de limiter les apports en AGS-ath à « plus ou moins 8 % des apports énergétiques totaux d'autant que ceux-ci ne sont pas indispensables du point de vue nutritionnel ». Il est également précisé également que cette huile est incorporée dans de nombreux aliments et préparations. L’huile de palme est notamment présente (par ordre décroissant) dans de nombreux gâteaux et pâtisseries, plats préparés, viennoiseries, pizzas, quiches et pâtisseries salées, sandwichs, biscuits sucrés et barres, certaines pâtes à tartiner et margarines. Les responsables belges estiment qu'une réduction des apports en AGS-ath (« plus ou moins 8 % des apports énergétiques totaux) « peut être obtenue par une diminution de la consommation de produits riches en huile de palme, ainsi que de certaines matières grasses comme le beurre ou la crème fraîche ». Le CSS note qu'actuellement, il n’y a pas d’obligation légale de mentionner le type d’huiles présentes dans les aliments et que l'huile de palme est souvent référencée sur les étiquettes comme « huile végétale ». Toutefois, une modification de la législation européenne obligera les industriels à indiquer la source des huiles à partir de décembre 2014.
 
Remplacer l'huile de palme : facile et même conseillé
Au yeux du CSS, « le remplacement de l'huile de palme par d'autres huiles végétales pauvres en AGS-ath et riches en acides gras insaturés est non seulement facilement réalisable mais également conseillé ». Pour les matières grasses solides, des huiles riches en AGS non athérogènes comme l'acide stéarique devraient être recherchées et leur production devrait être optimisée pour les amener à des coûts de production compétitifs », recommande le CSS. Des recherches approfondies devraient être menées, selon lui, pour déterminer les contributions respectives des différentes denrées alimentaires aux apports en AGS et en particulier en AGS-ath des adultes et des enfants.

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