Abonné

Lait Un bilan positif pour les marchés des produits laitiers en 2014

- - 3 min

Brebis, chèvre, vache, le conseil filières laitières de FranceAgriMer a fait le point sur l'évolution des marchés en 2014, le 17 février. Les petits ruminants s'en sortent la tête haute.

Les laits de brebis et de chèvres ont trouvé preneurs sur les marchés en 2014. Telle est l'une des conclusions du conseil spécialisé filières laitières de FranceAgriMer qui s'est tenu le 17 février. Ainsi, la collecte de lait de brebis a augmenté de 0,7% et suit une tendance à la hausse depuis 2007. En parallèle, les coûts de production ont baissé par rapport à l'année précédente. Pour autant, la production de roquefort a chuté de 4%, soit 800 tonnes de moins qu'en 2013. « C'est surtout le marché national qui a subi cette perte, car les marchés exports se sont bien tenus », affirme Laurène Jolly, chargée d'étude économique pour la filière ovine à FranceAgriMer. En ce début de campagne 2014/2015, le niveau de collecte reste au-dessous de celui de la campagne précédente, une bonne nouvelle pour les éleveurs qui devraient théoriquement voir les cours monter. En chèvre, la reprise de la collecte au second semestre a permis une stabilisation de la production sur l'année 2014 (+0,6%). Le premier semestre avait effectivement été marqué par un décalage des mises bas et une mauvaise qualité des fourrages influençant à la baisse la production. Vu la demande croissante en fromage de chèvre, les prix, aussi bien en GMS que payés aux producteurs, ont été « à la hausse » en 2014 : +6 points d'indice des prix de vente industriel (IPVI) et +4,7% (672€/1 000 litres) pour le prix moyen payé au producteur.

Le lait de vache bio a le vent en poupe

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

FranceAgriMer
Suivi
Suivre

Le lait de vache bio est également dans une dynamique de consommation et de prix porteuse pour la filière. La collecte a progressé de 7,7% (+38M litres), soutenue par un prix élevé « mais plus fluctuant qu'en 2013 », souligne Myriam Ennifar, chargée d'étude économique pour la filière bovine à FranceAgriMer. « La consommation des ménages a progressé sur tous les produits : crème (+9,1%), lait (+8%), yaourt (+12,3%), fromage frais (+1,7%) et fromage (+12,9%) », observe-t-elle. Le lait non bio a également connu une hausse des cours en France de l'ordre de +6% en moyenne sur l'année, portée par une demande mondiale forte. La collecte mondiale a également progressé d'environ 4% sur l'année. Poudre de lait (+17%) et poudre grasse (+6%) ont été les produits les plus exportés par l'UE, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, l'Argentine et les USA. De fait, l'UE « améliore son solde des échanges de beurre et de poudre » (beurre : +15%, poudre lait écrémé : +59,9% et poudre grasse : +4,9%). Pour 2015, la production laitière française « devrait surtout être influencée par les contrats établis par les entreprises auprès de leurs producteurs, qui devraient eux-mêmes dépendre de la demande sur le marché mondial et sur le marché intérieur », conclu un rapport de FranceAgriMer, intitulé Les filières animales terrestres et aquatiques Bilan 2014/Perspectives 2015 de février.