Abonné

Agence bio Un bon accueil au crédit d’impôt, mais la profession attendait plus

- - 3 min

Lors de la réunion du grand conseil d’orientation de l’Agence bio le 13 octobre, le ministre a vanté le crédit d’impôt prévu dans la loi d’orientation agricole, mais les professionnels ont regretté que celui-ci ne reprenne pas la proposition de la Fnab de mettre en place la « rémunération de reconnaissance ». Celle-ci permettrait de valoriser les avantages de l’agriculture biologique qui ne peuvent l’être par le marché, tels que l’environnement, la santé ou l’emploi.

Le grand conseil d’orientation de l’Agence bio, qui rassemble l’ensemble des partenaires impliqués dans le développement de l’agriculture biologique française (administrations, offices agricoles, syndicats professionnels, instituts de recherche, organismes certificateurs, associations de consommateurs, …), s’est réuni le 13 octobre 2005. Dominique Bussereau a souligné que l’agriculture biologique a toute sa place dans la politique de l’alimentation du ministère, « axée sur la promotion de produits sûrs, sains et tracés ». Le ministre de l’Agriculture a mis en avant le dispositif de crédit d’impôt pour encourager les agriculteurs qui souhaitent se tourner vers l’agriculture biologique. Pour la Fnab, ce crédit d’impôt va dans le bon sens, mais il n’est pas à la hauteur des attentes de ses adhérents, et l’aide reste plus faible que dans les autres pays de l’UE. « Nous attendions un signe fort de la part du ministre sur notre proposition de rémunération de reconnaissance en agriculture biologique, mais cela n’a pas été le cas », regrette Henri Thépaut, président de la Fnab, fédération nationale de l’agriculture biologique à la sortie de la réunion.

Plateformes de commercialisation

Les agriculteurs bio se sont montrés intéressés par la proposition du ministre d’une nouvelle forme de structuration de filière : il s’agirait d’instaurer une aide à la mise en place de plateformes de commercialisation pour la restauration collective ou à l’approche des grandes villes, notamment Paris. Pour Henri Thépaut, il est clair que la filière doit dépasser ses problèmes internes pour s’organiser en terme de commercialisation, car la consommation est supérieure à l’offre et il faut y répondre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Bénéficier de l’Adar en 2005

Lors de cette réunion, la profession de l’agriculture bio a fait part de ses inquiétudes face aux cultures OGM implantées en France. Elle demande la transposition en droit français de la directive européenne sur la dissémination des OGM dans l’environnement. Par ailleurs, la Fnab a revendiqué le droit de bénéficier des budgets de l’Adar (Agence de développement agricole et rural) pour 2005 dans le cadre des actions de coordination nationale, pour faire du développement agricole.