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Céréales Un bon courant d’affaires pour les céréales françaises

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Dans un contexte porteur et rémunérateur, les céréales françaises se vendent bien. Le blé tire parti d’une moindre concurrence à l’exportation, l’orge bénéficie d’une demande active et le maïs retient l’intérêt des fabricants d’aliments.

L’office des grandes cultures a réévalué à la hausse de 300 000 tonnes, dans ses prévisions de novembre 2006, les exportations françaises de blé vers les pays tiers pour les porter à 6,3 millions de tonnes. En revanche, les ventes de blé tendre vers l’UE sont revues à la baisse (8,2 Mt), les fabricants d’aliments préférant utiliser le maïs. Au niveau des prix, on constate une pause dans la hausse des cours pour le blé et le maïs. En revanche, les cours du blé dur continuent de progresser en raison des besoins de l’Italie et de l’Algérie. De même, les cours de l’orge, particulièrement l’orge brassicole, s’envolent. Ainsi, l’orge de printemps (Fob Creil) gagne 27 euros/tonne en une semaine, passant de 189 à 216 euros/tonne le 8 novembre. L’offre européenne et canadienne est limitée sur le marché international, alors que l’Australie est très affectée par la sécheresse. De plus, la Chine est aux achats. Quant au maïs, il profite d’un regain d’intérêt sur le marché français de l’alimentation animale. Mais, au niveau du marché européen, la France risque d’être concurrencée d’une part par le maïs hongrois qui arrive par trains vers le Benelux (le Danube n’étant pas praticable car il est en basses eaux), d’autre part par le maïs argentin qui reste compétitif même s’il rentre dans l’UE (en Espagne surtout) sans réduction de droits de douanes.

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Une politique d’exportation compliquée

Depuis le début de la campagne 2006/2007, les certificats d’exportation de blé délivrés dans l’Union européenne représentent 4,3 millions de tonnes, un volume largement supérieur à celui constaté ces trois dernières années à pareille époque (moins de 3,5 Mt en 2005, 3,7 Mt en 2004 et 2,7 Mt en 2003). Il s’agit pour l’essentiel (plus de 2,6 Mt) de certificats de « droit commun » sans restitution tirés au jour le jour par les opérateurs européens dans chaque Etat membre. Lors du conseil de direction spécialisé « céréales » de l’OniGC le 7 novembre, les opérateurs ont exprimé leur insatisfaction que Bruxelles ait décidé, depuis le 12 octobre dernier, de limiter la durée des certificats délivrés au départ du marché libre dits « tirets » à 60 jours (voir encadré). Ils demandent à la Commission de ne pas accepter uniquement des certificats « tirets », mais aussi des adjudications même à restitution zéro (donc sans aide à l’exportation). Bruxelles a décidé de refuser les offres à l’adjudication faites à un niveau de restitution pourtant égal à zéro afin de ne pas créer de discrimination entre les opérateurs par le biais de la durée de validité des certificats. La gestion des exportations communautaires a donc pris un caractère particulièrement technique ces dernières semaines.