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Nutrition Un chercheur attribue plus de richesse nutritionnelle au bio

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Les produits bio offrent des avantages sur le plan nutritionnel, selon la synthèse des études présentée par Denis Lairon, directeur de recherche à l’unité mixte de recherche Inra-Inserm (Université Aix-Marseilles), le 26 mars lors du salon Diétécom à Paris.

Environ 200 études sur 12 types de légumes montrent que les produits bio contiennent plus d’oligo-éléments et de minéraux, moins d’eau et plus de matières sèches dans les feuilles, les racines et les tubercules, a expliqué Denis Lairon, qui a participé au rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur le sujet. Or, l’intérêt nutrionnel est dû aux composés de la matière sèche. Pour les fruits, les études (en petit nombre) n’ont pas mis en évidence de différences de cet ordre. En ce qui concerne les vitamines, les différences varient au cas par cas. Quant aux phytomicronutriments, les études témoignent d’une teneur supérieure – voire très supérieure – des produits issus de l’agriculture biologique. Ainsi, une étude de 2007 a trouvé le double de teneurs en polyphénols dans les produits bio.
« En agriculture biologique, les plantes fabriquent plus de molécules, notamment pour se défendre contre les différents stress. Ce qui pourrait expliquer cette plus grande richesse en composés », poursuit Denis Lairon.

Une concordance de données
Pour ce qui est des produits animaux, les quelques études menées traduisent une moins grande quantité de lipides totaux avec une proportion plus grande d’acides gras poly-insaturés.
Un tableau de synthèse, reprenant les conclusions du rapport de 2003 de l’Afssa sur le sujet et du rapport de la Food and Standard Agency (FDA) britannique publié en février 2010, fait apparaître que les produits bio contiendraient plus de matières sèches, plus de magnesium, plus de fer (étude française), plus de zinc (étude anglaise), la même quantité de vitamine C (sauf pour les pommes de terre qui en recèlent davantage), plus de composés phénoliques, plus d’acides gras poly-insaturés (produits animaux) et moins de nitrates (-50%).
« Il y a une concordance des données de l’ensemble des études menées qui a été ignorée dans la publication réalisée en 2009 par l’American Journal of Clinical Nutrition », a conclu Denis Lairon.

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