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Senalia Un chiffre d’affaires stable malgré une baisse de l’activité céréales

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Malgré un recul des exportations de 900 000 tonnes des grains en 2005/2006, Senalia maintient ses ventes sur le port de Rouen grâce à la diversification de ses prestations.

Le groupe Senalia, spécialisé dans la logistique et l’exportation de grain sur le port de Rouen, qui a tenu son assemblée générale le 12 janvier à Paris, a exporté 2,7 millions de tonnes de céréales et oléoprotéagineux en 2005/2006, soit un recul de 900 000 tonnes par rapport à la campagne précédente. Senalia a perdu des parts de marché et passe sous la barre des 50 % sur le port de Rouen (46 %). Le blé représente 70 % des exportations et l’orge près de 25 %. Malgré une baisse de 24 % des volumes de céréales exportés, le chiffre d’affaires est resté quasiment stable à 14,8 millions d’euros et le résultat net s’améliore à 3,8 millions d’euros, contre 1,1 ME la campagne passée. Senalia présente un bilan extrêmement sain avec un haut niveau de fonds propres (80 % du total du bilan) et des dettes financières de moins de 4 %.

Pourtant, comme la campagne passée, l’exercice 2006/2007 en cours est difficile en termes de commercialisation des céréales, du fait du manque de production et d’une parité euro/dollar défavorable. « Nous sommes comme sœur Anne, les mois passent et nous ne voyons rien venir», insiste Claude Granier, directeur général opérationnel. Les activités en blé ont reculé de 14 % sur le premier semestre de la campagne en cours, et celles en orge ont aussi subit un sévère recul.

Biocarburants, sucre et cacao

Sénalia a anticipé cette baisse d’activités sur les céréales en diversifiant ses activités de prestataire de services vers l’agro-industrie, dans la trituration avec Saipol, le biodiesel avec Diester Industrie, le sucre avec Saint Louis sucre et les fèves de cacao avec Barry Callebaut.

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La trituration poursuit sa croissance (+ 2,3 % des flux gérés par le groupe). L’usine d’estérification va doubler sa production. De plus, l’usine de bioéthanol de BENP Lillebonne doit entrer en production au mois d’avril 2007. Senalia y investit plus de 25 millions d’euros pour assurer la logistique du bioéthanol et des drèches.

Les dirigeants de Senalia ont aussi dû faire face au changement de politique d’exportation du sucre de l’UE. Pour ce faire, le groupe a passé un accord de partenariat avec St Louis Sucre afin d’investir ensemble dans un terminal sucrier « ce qui clarifie l’avenir de la société Robust», souligne Jean-Jacques Vorimore. La filiale a exporté 338 000 tonnes de sucre en 2005/2006, en légère hausse par rapport à l’an passé, principalement à destination du Moyen-Orient et du Maghreb.

Le coût de la logistique est la clé de la compétitivité, a indiqué le directeur général André Laude. C’est dans cette perspective que le groupe Senalia a annoncé son intention de proposer prochainement de « véritables solutions alternatives en matière de transport ferroviaire », pour l’acheminement des marchandises vers ses installations sur le port de Rouen, afin de pallier les difficultés rencontrées avec la SNCF.