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Expéditeurs-exportateurs de fruits et légumes Un climat favorable à une commercialisation plus structurée

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Les conditions sont plus favorables maintenant que l’an dernier à une commercialisation plus structurée des fruits et légumes, indique-t-on à l’Association nationale des expéditeurs-exportateurs de fruits et légumes (Aneefel), dont l’assemblée générale devait se tenir le 10 mars. En effet, les huit familles d’Interfel retravaillent ensemble et la loi Galland impose des contrats sans marges arrière.

Le fait que toutes les familles de l’interprofession des fruits et légumes frais soient revenues autour de la table permet aux discussions sur la structuration de la commercialisation d’avancer. Luc Métral, président de l’Aneefel, propose, pour plus de fluidité entre les différentes familles, qu’Interfel soit réparti en trois collèges distincts : les professions de la production, celles de la première mise en marché (coopératives, organisations de producteurs, expéditeurs) et celles du commerce (magasins de détail et grande distribution). Le grand nombre des acteurs dans les professions de la production, ainsi que leur dispersion, font que les stratégies sont complexes à mettre en œuvre. Il est préférable que chacun des collèges définisse sa stratégie à l’abri des passions, avant de la confronter avec les autres familles. Tel est le sens de la suggestion de Luc Métral.

Le président de l’Aneefel propose qu’un conseil restreint rende les arbitrages sur les questions de fond, comme les ristournes, l’agréage, la contractualisation. Ce conseil restreint serait composé des présidents des trois collèges.

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La loi Galland, quant à elle, institue la possibilité pour les fournisseurs des grandes enseignes de passer des contrats de vente avec ces dernières et de fixer le montant des services qu’offre la grande distribution. Ces contrats de vente devraient comporter des engagements sur des volumes commercialisés et sur des indications de prix à respecter globalement, par exemple en référence à la moyenne des années précédentes.

Par ailleurs, les expéditeurs souhaitent que les distributeurs jouent plus clairement le jeu des productions françaises. « Nous leur demandons plus de complicité », a précisé M. Métral avant l’assemblée générale. Les professionnels envisagent de vendre des produits comportant un signe identifiant l’origine.