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Un collectif détonnant pour relancer la filière laine française

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La première assemblée générale du collectif Tricolor, le 25 novembre, a officialisé l’ambition de ses membres : « Accroître de 4 à 24 % la part de laine produite et transformée en France » d’ici 2024. Car notre pays, rappelle le collectif, produit chaque année près de 5 300 tonnes de laine grâce à ses 6,7 millions de moutons, dont 80 % sont exportés en suint « à 2€/kg ». Or, la laine est « l’une des dernières matières premières naturelles que l’on puisse encore produire et transformer » en vêtement, sur le territoire, souligne Tricolor.

Le collectif rassemble des structures aussi diverses que des syndicats de producteurs comme la FNO, des entreprises du secteur textile, dont LVMH ou Saint-James, des cabinets de conseil comme Deloitte, mais également des institutions dont le Mobilier National. Autant d’acteurs qui s’engagent désormais à respecter la charte du collectif comportant six engagements, dont la traçabilité, l’équité, et la qualité.

« Piste incontournable » selon le fabricant de matelas Tediber, la laine française « répond aussi à une demande du consommateur », comme le confirme Paris Good Fashion, une association fédérant les acteurs de la mode responsable. D’autres, comme la Cosméthèque, une association valorisant le patrimoine de l’industrie cosmétique, misent aussi sur la laine pour développer des produits innovants. « Les technologies modernes permettent d’envisager la production de lanolines ou de ses dérivés de grande qualité. Son intérêt récent comme source de Vitamine D renforce cet intérêt », explique Jean Claude Le Joliff, président de la Cosmétothèque.

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L’affaire, côté producteurs, prend même une dimension politique. Ainsi, selon Michèle Boudoin, présidente de la FNO, travailler sur la valorisation de la laine « est aussi une manière de faire reconnaître tout ce que peut apporter l’élevage ovin à la société ». Un espoir que la FNO a répété sur Twitter en indiquant à la ministre de la Transition écologique, qui a apporté son soutien au collectif, que les éleveurs sauront « le garder en mémoire », notamment dans le dossier loup.

LVMH, Saint-James, Deloire, Mobilier National