Les industriels français ont la pêche, à en croire la hausse à deux chiffres de leurs prévisions d’investissement. En face d’eux le Pouvoir n’est pas du tout en phase et ne paraît pas enclin à les accompagner. Et surtout depuis le re-déclenchement de la crise cet été. Le dos au mur à cause des déficits publics, le gouvernement se montre surtout inventif pour taxer tous azimuts au risque de casser l’allant des plus enthousiastes. Certes, les chefs d’entreprise sont pour l’adoption de solutions véritables au problème du déficit, mais de là à pénaliser la consommation, premier moteur de la croissance, et à stresser davantage le consommateur... L’alimentaire, plaide Jean-René Buisson, ne devrait pas avoir le même traitement fiscal que d’autres biens. Pire, avec la taxe - présentée comme « nutritionnelle » - qui va frapper les sodas sans sucre ajouté et avec la surtaxation des spiritueux, on ne fait que stigmatiser des produits comme s’ils étaient nocifs au même titre que le tabac, s’insurge l’Ania. Ce n’est pas là la meilleure façon de faire des industriels des partenaires actifs d’une vraie politique de santé publique. Depuis le temps que la profession voyait planer ce type de menace, il ne manquait  pourtant pas d’études approfondies démontrant l’inefficacité en termes de prévention de l’obésité ou de l’alcoolisme des hausses artificielles de prix. Et le monde médical lui-même le reconnaît qui s’inquiète aujourd’hui, par ricochet, de la prime accordée aux sodas édulcorés à coup d’aspartame. Un comble !

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