La Fédération nationale de la chasse (FNC) organisait son congrès annuel le 20 mars, durant lequel elle a notamment salué Emmanuel Macron comme le « président qui a fait le plus pour la chasse », après la baisse du permis de chasse et l'adoption de la réforme de la chasse en première lecture en janvier.
Le congrès des chasseurs, organisé le 20 mars à Paris, a été, pour Willy Schraen, le président de la Fédération nationale de la chasse (FNC), l’occasion de distribuer les bons et les mauvais points pour l’année écoulée. Emmanuel Macron, « président qui a fait le plus pour la chasse », y a été salué, tout comme l’ancien secrétaire d’État au ministère de la Transition écologique Sébastien Lecornu, et Emmanuelle Wargon, qui l’a remplacé.
Les chasseurs ont en effet salué la réforme de la chasse, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale en janvier. Elle doit être examinée par le Sénat le 11 avril en séance publique. Cette réforme entérine notamment la « gestion adaptative » des espèces, permettant d’adapter les quotas de chasse aux effectifs de chaque espèce, un concept cher aux chasseurs, et fusionne l’ONCFS et l’AFB.
La baisse du coût du permis de chasse de 400 à 200 euros a également été largement acclamée par les représentants de la FNC. Les chasseurs se félicitent donc des arbitrages de l’Élysée, mais fustigent « la technocratie » des ministères, qui a « freiné », selon eux, la réforme. « Notre réforme ne fait pas plaisir à tout le monde, car elle a pour objectif le développement de la chasse », a ainsi justifié Willy Schraen.
« Plus les seuls à payer la facture » sur les dégâts de gibiers
Une allusion non dissimulée aux associations écologistes, copieusement huées pendant le congrès. Se plaignant de la « chasse bashing qui s’intensifie », les chasseurs ont fustigé « l’écologie punitive qui bafoue les droits des ruraux », appelant de leurs vœux une « reconquête » du monde de la chasse sur ces questions, pour faire une « transition écologique sans écologiste ».
Les chasseurs se sont aussi plaints de la « position incompréhensible du monde agricole » sur les dégâts de gibiers. Les représentants de l’organisation ne veulent plus que les chasseurs soient « les seuls » à « payer pour les dégâts de gibiers » qui surviennent dans les exploitations agricoles. Ils menacent par ailleurs de « cesser tous les paiements » si « les pressions des sylviculteurs » pour obtenir des indemnisations aboutissent.
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Saluant également « les efforts des chasseurs » pour ne « pas laisser entrer la peste porcine africaine (PPA) sur le territoire », Willy Schraen a toutefois consenti à « une nécessaire diminution des populations de sangliers dans certaines zones ».
Pas de « mesures punitives »
« Cela ne doit pas se faire via des mesures punitives, comme les plans de chasse ou l’interdiction de l’agrainage », a-t-il néanmoins ajouté. Présent à l’ouverture du congrès, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a lui aussi salué l’action des chasseurs pour limiter la propagation de la PPA à la frontière avec la Belgique.
La question des prédateurs a également été évoquée. La FNC appelle à renforcer la législation contre la prolifération des loups qui « mettent en danger le pastoralisme et la biodiversité en montagne ». « Pour être efficace, il faut être prêt à aller jusqu’à 100 loups à tuer chaque année », a défendu Willy Schraen.
« Notre réforme ne fait pas plaisir à tout le monde »
Didier Guillaume a salué l’action des chasseurs pour limiter la propagation de la PPA