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Edito Un coup de pub

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Oui à une meilleure traçabilité dans l'agroalimentaire, oui à une réduction du sel, du gras et du sucre dans les aliments, oui à une réduction des risques sanitaires, oui à toutes les initiatives qui participent au recul de la malbouffe en France, mais attention aux moyens employés. En usant de trop grosses ficelles, le risque n'est-il pas de provoquer l'effet inverse de celui recherché : la méfiance plutôt que la confiance ? L'ONG allemande FoodWatch (voir page 53) qui arrive en France, le « pays de la gastronomie » ne manque-t-elle pas de préciser, pour libérer les consommateurs français contre « des pratiques critiquables » des fabricants de produits alimentaires, en fait trop. Son plaidoyer pour une alimentation plus saine et un retour aux choses vraies ressemble surtout à un formidable coup de pub à destination du grand public. Ainsi, c'est à des entreprises « grand public » que s'attaque l'ONG qui prétend « révéler les ruses légales de l'industrie alimentaire ». Des marques (elles font toutes la même chose) à qui l'on peut en effet reprocher d'enjoliver un peu leur produit, grâce à de beaux emballages et de bons messages publicitaires, bref de faire appel au marketing ! Mais des entreprises qui ne peuvent à aucun moment être prises en défaut d'aller contre la réglementation en vigueur. Foodwatch le reconnaît d'ailleurs elle-même : leurs pratiques sont légales. Alors, n'est-ce pas un peu facile de reprocher aux autres ce qu'on fait soi-même ? Savoir se vendre.

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