Dans un courrier adressé au président de la République, Olivier Desforges, président de l’Ilec, regrette que le texte qui avait recueilli un avis favorable d’une très grande majorité de professionnels, « FCD comprise », le 26 mars, ait été « radicalement transformé, voire dénaturé ». « Ce sont les contreparties qui font la différence entre la véritable négociation commerciale et l’imposition de concessions financières injustifiées. Sans la référence à celles-ci, la réforme aura pour seul effet de transporter les pratiques abusives de l’arrière vers l’avant, à cette différence près qu’elles auront été légalisées ». « Ce qui en dernier ressort est en jeu, c’est le sort de la politique industrielle, pourtant affichée comme une priorité de l’Etat », conclut le président de l’Ilec. « L’adoption d’un texte explicitement préjudiciable à la rentabilité de l’activité manufacturière, dans le domaine de la grande consommation, aura un effet répulsif immédiat. C’est l’investissement qui est en jeu et, à travers lui, la croissance et l’emploi ».
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