Mandaté par le gouvernement britannique pour évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique d’ici 2100, Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, a publié son rapport le 30 octobre. Il met en garde contre un risque de « ralentissement très grave » de l’économie mondiale.
Le document de 600 pages met en garde contre un risque de « ralentissement très grave » de l’économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5 500 milliards d’euros si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des 10 prochaines années. L’expert recommande aux Etats de consacrer 1% du PIB mondial par an à la lutte contre le réchauffement climatique « maintenant et internationalement », affirmant que l’Inde, les Etats-Unis et la Chine devaient participer pleinement à la mobilisation internationale. L’étude prévient également que le nombre de réfugiés, victimes de la sécheresse ou d’inondations, pourrait s’élever à quelque 200 millions de personnes.
La France approuve
La ministre française de l’Ecologie, Nelly Olin, s’est déclarée « en plein accord » avec les conclusions du rapport Stern. Nelly Olin est « tout à fait en phase sur ce sujet avec son collègue britannique et ils défendront cette position lors de la prochaine conférence climat de Nairobi, le 15 novembre », selon un communiqué du ministère de l’Ecologie.
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Le rapport britannique est « particulièrement intéressant car il chiffre le coût économique des impacts du changement climatique et invite à engager des négociations internationales après 2012 », souligne Nelly Olin. « Le gouvernement se félicite du rapport (…), ses conclusions ne sont pas pour surprendre le gouvernement français», a ajouté le ministre de l’Economie Thierry Breton à l’Assemblée nationale.