Le chiffre d’affaires des vins français pourrait baisser de 40 %, même si la France reste le premier producteur et le premier exportateur mondial. Christian Paly, de la Confédération nationale des AOC voit à cela des raisons conjoncturelles (la baisse de la consommation intérieure et la disparité dollar/euro pesant sur l’export) et structurelles (la mondialisation du marché et l’émergence de nouveaux producteurs).
Bernard de La Villardière a animé au Salon de l’agriculture le grand débat du « Plateau de l’info » sur le thème de la crise viticole française. Les exportations reculent depuis plusieurs années, au profit des vins du Nouveau Monde. Entre standardisation des goûts ou effondrement de la filière, 2005 serait-elle l’année de tous les dangers ?
L’un d’eux est l’entrée en scène de nouveaux producteurs qui, justement, produisent des vins « mieux adaptés au marché » selon Jacques Gravegeal, de la chambre d’agriculture de l’Hérault. Mais surtout, remarque Nicolas Joly, viticulteur utilisant des méthodes biodynamiques, « l e problème est que nos AOC ne s’expriment plus assez : quand le vin a su préserver son originalité, il est pré-vendu ».
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D’autres solutions ont bien sûr été proposées pour regagner des parts de marché : par exemple, occuper tous les segments de consommation, en simplifiant l’offre (les vins de cépage) et en retravaillant le goût (les fameux copeaux).
La communication aurait de gros progrès à faire : les budgets consacrés au vin sont très inférieurs à ceux de l’eau ou de la bière. L’étiquetage doit être amélioré : trop peu de vins français offriraient actuellement une contre-étiquette. On peut protéger l’espace communautaire et même envisager une réduction temporaire de la production.