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Les candidats à l’élection présidentielle pratiquent la course aux voix. Chez presque tous, cette course leur fait découvrir que les agriculteurs constituent un électorat considérable et influent. Pas question d’oublier qu’une bonne campagne doit passer par… les campagnes et des visites dans les fermes.
Ces présidentiables savent-ils que les femmes constituent maintenant plus d’un demi-million d’exploitantes, de conjointes actives ou de salariées agricoles ? Et que leurs préoccupations ne sont pas forcément les mêmes que leurs homologues masculins ? Que les notions de famille, de rythme et de qualité de vie, de santé, de mode de gestion des exploitations ne sont pas perçues de la même manière ? Que la sensibilité à un contexte de plus en plus volatile, incertain, du fait d’une PAC beaucoup moins protectrice n’est pas la même selon que l’on est une femme seule ou un couple aux commande ?
Il fut un temps où les politiques intégraient systématiquement dans leurs programmes un dispositif pour améliorer les retraites agricoles. C’était légitime étant donné la faiblesse de ces retraites et en particulier des pensions de réversion. Aujourd’hui, c’est sans doute auprès des femmes agricultrices que de tels efforts devraient être déployés.
Certes, l’agriculture doit être avant tout considérée comme une activité productrice composée d’entreprises. Mais on ne peut passer sous silence la dimension humaine qui fait que ces entreprises encore largement individuelles ne sont pas tout-à-fait des sociétés comme les autres. La situation des femmes en est une illustration.
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