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Un éleveur accuse un abattoir Leclerc de tromper le consommateur

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Yves Sauvaget, éleveur de bovins dans le département de la Manche et membre de la Confédération paysanne, accuse l’abattoir Leclerc de Kermené d’avoir trompé le consommateur en vendant de la vache laitière de réforme sous intitulé « race à viande ». Yves Sauvaget raconte qu’il avait livré, fin juillet, à l’abattoir de Kermené, des vaches laitières de réforme. S’inquiétant de leurs poids et désireux d’en contrôler les carcasses, il se rend de nouveau à l’abattoir. Il a alors la surprise de voir les carcasses de deux de ces vaches estampillées « race à viande ». Il alerte la DGCCRF (Direction de la répression des fraudes) qui, depuis, ne lui a pas indiqué les suites données. L’affaire a rejailli le 26 février suite à un reportage de la chaîne BFM. Selon l’enseigne Leclerc, « si une erreur venait à être constatée, malgré l’ensemble des contrôles stricts, nous mettrions tout en œuvre pour remonter la chaîne de traçabilité et identifier la cause de l’anomalie ». Avec une différence d’environ 5 euros le kilo entre une laitière de réforme et de la race à viande, la différence de valorisation d’un animal de 200 kg est de l’ordre de 1 000 euros par animal. « Je veux veiller aujourd’hui à ce que l’administration fasse son devoir de contrôle », affirme Yves Sauvaget. Joël Limouzin, membre du bureau de la FNSEA a lui aussi demandé, évoquant «M. Leclerc, donneur de leçon », à ce que « la répression des fraudes fasse son travail ».

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