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Journée internationale de la femme Un exploitant sur quatre est une femme

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« Les femmes occupent 24 % des postes d’exploitantes professionnelles en 2007 ». C’est ce qu’indique une étude publiée par Agreste et tirée d’une enquête sur la structure des exploitations. Un pourcentage qui doit être mis en avant alors qu’on fêtera le 8 mars la journée internationale de la femme.

Un exploitant sur quatre est une femme. Tel est le constat du service statistique du ministère de l’Agriculture et de la Pêche (édité par Agreste), lors d’une enquête sur la structure des exploitations publiée le 6 mars. Selon l’étude, « les femmes accèdent peu à peu à des emplois agricoles reconnus ». Elles occupent « 24 % des postes d’exploitantes professionnelles en 2007 ». Il y a une lente progression du statut des femmes exploitantes (chef d’exploitation ou coexploitante), « au point que l’on compte en 2007 plus de femmes exploitantes que de conjointes travaillant avec ou sans statut à la ferme », précise Agreste. Une tendance haussière (1) qui a commencé dès 1988 (12 %), et qui a progressé lentement depuis 2000 (22 %).

Pas la même origine

Entre hommes et femmes, l’origine des chefs d’exploitation n’est pas la même. Tandis que les agriculteurs succèdent à leurs pères, les femmes remplacent leur conjoint parti à la retraite. « Ce qui explique l’âge avancé des femmes dans ces postes : 46 ans en moyenne pour les hommes et 51 pour les femmes », précise Agreste. Quant aux jeunes exploitantes, elles sont plus diplômées que les hommes ; 48 % des exploitantes de moins de 30 ans sont issues de l’enseignement supérieur, « ce qui suit la tendance française », rappelle l’étude. Les secteurs d’implantations des agricultrices sont répartis « équitablement entre toutes les orientations agricoles », avec une légère préférence pour l’horticulture, l’élevage ovin ou caprin.

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Augmenter le revenu du ménage

Le statut de conjointe collaboratrice, plus protecteur que celui de simple conjointe (droits sociaux supplémentaires) est dispensé à plus de 30 000 femmes en 2007. La moitié de ces conjointes collaboratrices travaille à plein temps, alors que les autres travaillent sur moins d’un quart de temps. Pour Agreste, même si les conjointes collaboratrices se substituent aux conjointes sans statut, « l’habitude » pour les épouses de ne plus intervenir sur la ferme serait acquise. « 100 000 conjointes d’exploitants ne travaillent jamais à la ferme », soit plus d’une sur deux en 2007, ajoute Agreste. À cela deux raisons : « Acquérir une autonomie, à l’image du reste de la société, et augmenter le revenu du ménage ». Une tendance qui aurait pris de l’ampleur ces dernières années : elle touche 65 % des conjointes de plus de 50 ans et 75% pour les moins de 30 ans. « La ferme ne séduit plus les jeunes épouses », indique les conclusions de l’enquête.