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Un fonds pour protéger la lavande, menacée par une bactérie

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Un fonds pour la sauvegarde du patrimoine de lavande en Provence vient d’être lancé à Manosque (Alpes de Haute-Provence), un outil destiné à récolter des financements pour développer la recherche sur le « dépérissement » de cette plante, menacée par une bactérie. Si la maladie, due au phytoplasme du Stolbur, est ancienne, « une recrudescence est observée depuis une quinzaine d’années », explique Éric Chaisse, directeur du Crieppam (Centre régionalisé interprofessionnel d’expérimentation en plantes à parfum). En cause : « Les évolutions climatiques, avec des périodes de sécheresse et de fortes chaleurs néfastes à la lavande et favorables à l’insecte vecteur de la maladie », la cicadelle. Quand la plante est contaminée, les canaux de circulation de la sève se bouchent, provoquant son affaiblissement, puis sa mort. L’utilisation d’un antibiotique contre la bactérie étant interdite en France, la maladie se propage rapidement aux autres plants et à terme, l’arrachage de la parcelle reste la seule alternative. « Entre 2005 et 2010, on a perdu 50 % des surfaces », rappelle Éric Chaisse, et la France a été déchue de son rang de premier producteur mondial d’huile essentielle de lavandes. Ouvert aux entreprises et aux particuliers, il vise aussi à « sensibiliser tous les acteurs économiques de Provence (apiculteurs, tourisme, parfumeurs) qui bénéficient de l’image de la lavande », souligne Éric Chaisse.

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