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Eau Un guide pour l’action associative de la reconquête de la qualité de l’eau

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La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) fixe l’échéance de 2015 pour atteindre le bon état des masses d’eau. FNE (France Nature Environnement) et la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez Environnement, ont présenté un guide pour l’action associative dans la reconquête de la qualité de l’eau, le 23 mai à Paris.

Selon Bruno Genty, « 2015 sera une année événement puisqu’il s’agit de l’échéance fixée par la Directive cadre européenne (DCE) pour atteindre le bon état des masses d’eau ». Le président de FNE (France Nature Environnement) l’a assuré lors d’une conférence de presse, le 23 mai à Paris. En partenariat avec la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez Environnement, FNE a mis en place un guide pour l’action associative de la reconquête de la qualité de l’eau. « Les sources de pollutions sont multiples. Côté industriels, des améliorations sont enregistrées. Ce n’est pas le cas en agriculture », explique Bernard Rousseau, responsable du Réseau Ressources en eaux et milieux naturels aquatiques chez FNE. Le guide est censé définir la place des associations dans la démarche de mise en place de projets pour la reconquête de la qualité des eaux, notamment en agriculture. Il s’agit notamment d’identifier les captages Grenelle prioritaires, de vérifier que la délimitation de l’aire d’alimentation de captage est réalisée et que le diagnostic territorial des pressions est entamé. Enfin, les associations peuvent s’assurer qu’un plan d’actions est en place si le diagnostic précédent est réalisé.

Faire du préventif et diminuer le curatif

« Mais il ne s’agit pas de stigmatiser le métier d’agriculteurs », ajoute la Lyonnaise des Eaux. « C’est l’agrobusiness des engrais et des phytosanitaires qui ne veut pas d’une réduction de l’utilisation des intrants », rapporte Bernard Rousseau. Ils y perdent en performance économique, alors que les agriculteurs, eux-mêmes, n’y perdraient pas. « Si les rendements diminuent avec la moindre utilisation d’intrants, les économies faites sur les achats d’intrants permettent de compenser la baisse de production agricole », poursuit-il. Néanmoins, des projets de reconquête de la qualité de l’eau avancent et fonctionnent. Par exemple, à Orléans, un projet de restauration de la capacité d’épuration naturelle du Bras de Bou, petit affluent du Loiret, a pu aboutir. Ces traitements curatifs doivent être complétés d’actions préventives. « En préventif, il nous faut identifier les sources de pollution afin de mieux cibler les actions et inciter à raisonner l’utilisation des intrants », explique la représentante de la Lyonnaise des eaux. Des actions préventives d’autant plus importantes que la DCE incite à réduire les coûts de traitement curatif.

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