Les instituts Terres Inovia et Inrae ont lancé le 24 mars un laboratoire commun sur la protection intégrée du colza et des légumineuses. Installé au Rheu (Ille-et-Vilaine), il vise à « améliorer la régularité de rendement du colza et des légumineuses et réduire le recours aux produits phytosanitaires », selon leur communiqué. Ce laboratoire, baptisé La Pépite R & D, réunit les compétences de soixante collaborateurs en génétique, pathologie, entomologie et écologie. Trois axes de travail leur sont confiés : mieux connaître les bioagresseurs, créer des variétés multirésistantes, optimiser les interactions bénéfiques des plantes avec leur environnement. Terres Inovia et Inrae mettent ainsi en commun leur savoir-faire dans un laboratoire « dédié à la recherche et au développement des systèmes de cultures performants, innovants et économes en intrants ».
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Concernant les bioagresseurs, les travaux visent notamment à décrire et comprendre leur prévalence, leur nuisibilité, et identifier les interactions positives et négatives qui influent à différentes échelles (régionale et/ou nationale). Sur le plan variétal, il s’agit par exemple d’évaluer l’efficacité et la stabilité des résistances ; d’évaluer l’impact des interactions entre bioagresseurs et entre stress biotiques ou abiotiques ; d’intégrer le levier génétique dans un ensemble de méthodes de lutte. Un autre volet s’appuie sur l’agroécologie, qui vise à « concevoir des systèmes de production performants basés sur l’optimisation des interactions bénéfiques entre les organismes et sur la diversification végétale ». Les travaux visent notamment à « définir les structurations spatiales et temporelles des espèces végétales » limitant l’impact des bioagresseurs et favorisant leur régulation naturelle, à l’échelle de la parcelle comme du paysage.