D’après des analyses effectuées en 2003 sous l’égide de la DGAL, près de 20% des lots de semences de maïs importées contiennent des OGM. Le nombre de tests effectués en 2003 est inférieur de moitié à ceux effectués l’année précédente. Aucun échantillon n’a montré un taux d’OGM supérieur à 0,3% et dans la grande majorité des cas, le taux est inférieur à 0,1%. Un seul lot, dont le gène modifié n’a pas pu être identifié, a été réexporté. Dans la plupart des cas, aucune mesure particulière n’a été prise.
Des analyses effectuées en 2003 sous l’égide de la Direction générale de l’alimentation sur des lots de semences importées ont révélé que un échantillon sur cinq contient des OGM. Les contrôles ont été effectués de façon inopinée par les agents des services de la protection des végétaux en collaboration avec les services des douanes et de la répression des fraudes. Ils ont porté sur les semences en provenance des pays tiers et concernent 238 lots de semences de maïs, 38 de tomates et 6 de soja. Aucun prélèvement n’a pu être réalisé sur colza. En 2002, 447 échantillons de maïs – près du double – ont été analysés. Sur l’ensemble, les analyses ont fait apparaître 20% de prélèvements positifs, contre 24,4% en 2002.
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États Unis : un lot sur deux contaminé
Les échantillons de maïs, les plus représentatifs, provenaient de 12 pays différents. Les origines les plus contrôlées ont été le Chili (80 lots testés), la Hongrie (64) et les États Unis (47). Près de la moitié des lots en provenance des États Unis (21 sur 47) et la totalité des lots en provenance de Turquie (4 sur 4) qui ont été analysés contiennent des OGM. La proportion est plus faible pour les lots en provenance du Chili (14 sur 77), d’Afrique du Sud (4 sur 15) et de Hongrie (4 sur 61). La DGAL précise que “dans la totalité des cas, le taux de présence fortuite observé est inférieur à 3%”. Il est inférieur à 0,1% dans 45 cas sur 48 et de l’ordre de 0,2% pour les trois autres cas. L’événement Mon 810 de Monsanto, qui rend la plante résistante à la pyrale, a été détecté dans les deux tiers des cas. Le Bt11 de Syngenta, qui code également pour la résistance à la pyrale, a été détecté dans un quart des cas. Deux lots seulement contenaient un événement non autorisé. Il s’agit dans les deux cas du GA 21 de Monsanto, codant pour la tolérance au glyphosate. Dans un cas, la DGAL a considéré que le taux de présence fortuite était faible (0,1%) et qu’il correspondait au seuil de tolérance prévu par le règlement CE/1929/2003. Il a donc fait l’objet d’une traçabilité totale mais n’a pas été refoulé. L’autre cas, importé en décembre 2003, est “en cours de traitement”. A noter que dans trois cas, “l’événement de transformation n’a pas pu être identifié”. L’un a été réexporté, l’autre a été tracé et le troisième est en cours de traitement. Pour les autres lots, étant donné le faible taux de contamination, “aucune mesure particulière n’a été préconisée”.