Au Sommet de l'élevage, la Fédération nationale bovine (FNB) a remis au ministre de l'Agriculture un manifeste « pour le développement de l'exportation des bovins viande vers pays tiers », co-signé par une grande partie des entreprises de commercialisation de bovins vifs.
LES éleveurs de la Fédération nationale bovine (FNB) ont obtenu de 12 acteurs de la filière d'exportation de bovins vifs française qu'ils signent avec eux un « manifeste pour le développement de l'exportation des bovins viande sur pays-tiers ». Ont émargé la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB), la filière bovine de Coop de France et de nombreuses entreprises d'exportation, comme Deltagro-Export ou EuroFrance. Ce document a été remis au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, à l'occasion de sa visite au Sommet de l'élevage le 2 octobre. Une manière de dire, pour les éleveurs de la FNB, qu'ils ne sont pas seuls à souhaiter le développement des exportations de bovins viande vers les pays tiers.
Des pouvoirs publics plus proches
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Les signataires demandent aux pouvoirs publics « la négociation des modalités de certification sanitaire », « une gestion adaptée des droits de douane applicables » et « une mobilisation des services de l'Etat pour accompagner à tous les niveaux le travail des acteurs économiques de la filière». « Il nous faut l'appui du ministère, car dans les autres pays, notamment en méditerranée, le gouvernement est très proche des entreprises », explique Jean-Pierre Fleury, président de la FNB. « Les pouvoirs publics ne doivent pas renvoyer la balle à l'interprofession, ils doivent s'investir directement aux côtés des entreprises ».
AU regard des chiffres présentés par l'Interprofession bétail et viande (Interbev) le 2 octobre au Sommet de l'élevage, la filière ovins allaitants Bio est très dynamique en France. Le cheptel est passé de 83 700 brebins en 2006 à plus de 131 000 en 2013, et le nombre d'exploitations de 938 à 1210 durant ces trois dernières années. La dynamique est tirée par un marché de l'agneau bio, qui a progressé de 50% en six ans, de 26 millions d'euros en 2007 à 38 millions d'euros en 2013. « Les organisations économiques de producteurs et les partenaires de l'aval ont mis en place des filières d'approvisionnement des distributeurs qui permettent de trouver des gammes de produits équivalentes à ce qu'on peut trouver en conventionnel », explique Jean-François Deglorie, animateur de la commission bio d'Interbev. La nouvelle Pac ne devrait pas enrayer la dynamique du secteur ovin viande bio « dans la mesure où les aides aux ovins sont reconduites », prévoit Interbev, sous réserve du déploiement du deuxième pilier. Point sensible de la filière, tous les animaux Bio ne sont pas encore commercialisés en Bio : « Des efforts sont encore à produire pour tout valoriser en bio, en améliorant la régularité des sorties, explique Jean-François Deglorie. Le désaisonnement naturel en bio rend difficile la production régulière toute l'année ». Durant la période estivale, les éleveurs livrent plus d'agneaux que les besoins du marché, et inversement à Pâques.