Un déficit hydrique marqué semble se profiler en France et sur plusieurs bassins de grandes cultures au niveau mondial. Dans certaines régions françaises, le déficit hydrique atteindrait 75%, selon Geosys (1), une société spécialisée dans l’imagerie satellite agricole. En moyenne, il serait de 30 à 50% sur l’ensemble du territoire français. Les bassins céréaliers d’Amérique du Nord et de Chine commencent eux aussi à subir un stress hydrique non négligeable. Si pour le moment la pousse de l’herbe et l’état de la végétation en grandes cultures sont satisfaisants en France, des inquiétudes liées à une prolongation d’une sécheresse généralisée dans le pays au mois d’avril sont exprimées par les spécialistes. À terme, ceci pourrait à nouveau amplifier la hausse des cours des matières premières agricoles au niveau mondial sur la campagne 2010/2011, et ce malgré la hausse des surfaces semées. Du côté des éleveurs bovins, la stratégie vise à sécuriser les approvisionnements en fourrages en pratiquant une fauche précoce. Beaucoup ont épuisé leurs stocks de sécurité cet hiver. La nécessité d’acheter des fourrages supplémentaires si la sécheresse perdurait ainsi que le manque actuel de trésorerie des élevages, pourraient mettre en danger la pérennité économique de ces entreprises. Les élevages de l’Ouest semblent plus particulièrement touchés, après deux années consécutives de sécheresse, entraînant une hausse des coûts de production face à un prix de vente des produits animaux toujours trop bas.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.